ABOLITION Ȼ

Interroger l’IA

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Et si le travail
servait enfin les humains ?

Nous disposons aujourd’hui d’une puissance technique gigantesque. Pourtant, au lieu de transformer cette puissance en sécurité, en liberté et en satisfaction, nous continuons de produire de la misère et d'accumuler les risques de catastrophe. Ce résultat découle d’un mécanisme économique précis, indépendamment des intentions individuelles.

Un calcul qui détourne

La survie des entreprises capitalistes leur commande la minimisation des coûts salariaux. Le total global des revenus distribués reste donc fixé au minimum fonctionnel, basé sur la survie, ce qui empêche la demande solvable de suivre la puissance productive. Le travail économisé par le progrès technique est donc absorbé dans des activités non-utiles pour l'homme

Abolir le capital

La racine du calcul capitaliste est une forme particulière de propriété : celle des moyens de production que leur propriétaire ne fait pas fonctionner lui-même, mais fait fonctionner par le travail salarié. Ce type très particulier de propriété, généralement appelé le capital, devra être aboli, comme auparavant a été abolie la propriété d'autres êtres humains ou de privilèges sur autrui

Un tabou mûr pour tomber

La propriété du capital semble encore aller de soi, comme si l’on ne pouvait imaginer organiser autrement l'économie. Mais le progrès technique accéléré rend son abolition pensable et nécessaire désormais. Ce tabou voile un mécanisme incontrôlable : tant que le calcul commande de minimiser le coût du travail, la puissance productive ne peut pas se convertir en satisfaction humaine au-delà de la survie et d'une pyramide de bonus au-dessus, eux aussi toujours minimaux. Cette évidence devient de plus en plus criante.

On peut examiner ce raisonnement indépendamment de ses opinions sur tous les autres sujets. Il n’implique aucune conséquence morale, culturelle, religieuse ou politique car il ne porte pas sur la conduite à tenir dans ce monde, seulement sur la façon d'en sortir. L’abolition du capital permettrait de libérer les progrès que nous recherchons déjà : sécurité, confort, possessions, santé, temps disponible… et de sortir d’une trajectoire qui transforme au contraire les découvertes scientifiques en nouveaux risques.

Discussion générale